Publié le lundi 20 avril 2009

Réflexions du fauteuil : Cuba si, Cuba no, Cuba siiiiiiiiii! Senior Obama.

20 04 2009

La révolution cubaine à cinquante ans. C'est le premier janvier 1959 que Fidel Castro, son frère Raul, Che Guevara et leurs partisans révolutionnaires ont renversé le dictateur Batista et foutu les Américains à la porte. Ils n'y ont jamais remis les pieds de peur d'y attraper la turista ou la castro-entérite!

Barack Obama a admis au sommet des Amériques qui s'est tenu à Port of Spain dans les derniers jours que la politique menée pendant 50 ans par les États-Unis à l'égard de Cuba n'avait pas marché. Cette admission est un grand pas en avant même si du même souffle il a dit que la levée de l'embargo n'était pas pour demain. Les discussions de coulisse ont dû être très positives, car les pays sud-américains qui menaçaient de ne pas signer la déclaration finale du sommet à cause de la politique américaine envers Cuba n'ont pas mis leur menace à exécution. Je pense qu'il y a bon espoir pour que cette politique d'exclusion change considérablement d'ici la fin du présent mandat d'Obama.

Déjà, avant la tenue du sommet au début de la semaine dernière, les États-Unis ont mis fin aux restrictions qui empêchaient les exilés cubains de transférer de l'argent à leur famille et de les visiter. Je ne serais pas surpris qu'il y ait d'autres aménagements sous peu parce que Raul Castro qui a remplacé son frère malade semble ouvert à un dialogue bilatéral. Par contre, le frérot est encore un frein à une détente plus grande. Je crois que tant que Fidel sera vivant, beaucoup d'Américains continueront de s'opposer à une normalisation des relations entre les deux pays.

Ici au Québec où nous avons une relation privilégiée avec les pays sud-américains, la hargne des États-Unis envers Cuba nous a toujours semblé bizarre et sans bon sens. C'est en effet difficile de comprendre autant d'acharnement envers un pays plus petit et moins populeux que la Floride surtout depuis la fin de la guerre froide. Cependant, je me demande si nous devrions nous réjouir du changement qui pointe à l'horizon. Jusqu'à maintenant, Cuba était le seul endroit où nous pouvions aller prendre des vacances sans rencontrer d'Américains. Ce serait vraiment dommage que ça change.

Je remercie Chimulus pour m'avoir autorisé à publier la caricature ci-dessus. Voici le lien vers son site.